L’Albigeoise 2019

 

 

INFORMATIONS IMPORTANTES

Les informations sur le Km et D+ diffusés sur les flyers de l’épreuve ont été revus pour des raisons d’organisation

 

  • L’Albigeoise : Distance 128,27km – Dénivelé positif 1 993m
  • La Calmejane : Distance 76,90km – Dénivelé positif  1 026m

 

L’Albigeoise 2019

« L’Albigeoise » renaît de ses cendres.
A nouvelle vie, nouveau parcours. Comme un golfeur défaillant sait modifier son swing, « l’Albigeoise » prend une trajectoire différente pour reconquérir les cyclistes qu’elle avait perdus chemin faisant.
Après les Bastides à l’ouest, voici le ponant, et la vallée du Tarn.
Aux conquistadors en quête d’un trésor lointain, la course promet – pour ceux qui sauront lever les yeux – des paysages authentiques, qu’ils n’oublieront pas de si tôt ! Et, tels ces conquistadors, les participants pédaleront pour remonter le temps géologique de la vallée, humer en son cœur l’air pur qu’on y respire ; et tels les conquistadors, chacun trouvera là ce qu’il aura donné : le goût du voyage, d’une quête, d’un lieu, l’émotion de la sueur et l’émerveillement de son être face à la vallée. « L’Albigeoise » ne recèle aucun coffret à trouver, sauf celui du cœur. Elle enrichit en émotions celui qui s’y adonne. Toujours, le coureur est dominé par les perspectives rocailleuses de la vallée et ses jardins à flancs de collines. C’est un monde minéral et végétal que parcourront les participants.
Vallonnée, interminablement vallonnée cette course. Du vert et du gris. De la pierre et de l’herbe. La côte de Bellegarde servira à étirer les fourmis du peloton. La descente de Foncourvertes offrira à ces mêmes fourmis le plaisir de la vitesse. Ensuite, comme des grains de sable égrenés par les mains, chacune suivra sa route et son rythme vers Ambialet, Villeneuve-sur-Tarn, Plaisance…
Au niveau de Lincou, océan vert-bouteille de quiétude ignorée, les choses sérieuses commenceront pour les coureurs. Dans le calme villageois d’une France d’hier, la pente s’élève soudainement pour amener la course vers Réquista.
Pas de course sans grimpette. Loin des Alpes ou des Pyrénées – n’est pas Pantani qui veut – chaque montée se respecte avant le plaisir d’une redescente. Les coureurs, sans se retourner, quitteront un temps la vallée pour escalader ce sommet en pays d’Aveyron.
A l’acmé de celui-ci, le pur plaisir de contempler l’immensité des plaines et de redescendre, sans efforts, vers la vallée. Direction Cadix, Trébas, Villeneuve. Les mains sur les cocottes, à la recherche d’une position qui allie la maîtrise de la vitesse et le plaisir de son efficacité. Virevolter dans les virages verdoyants de la campagne française n’est pas donné à tout le monde.
Une fois arrivé à Trébas, la puissance pure va parler. Un contre-la-montre contre soi, soi et la douleur, soi et le parcours.
Jusqu’à la fin de la course, plus aucune difficulté, mais… Mais ! Les kilomètres accumulés sont bien là. Le dénivelé. Le temps. Soi-même.
C’est qu’il reste une bonne trentaine de kilomètres avant de rencontrer la délivrance d’une ligne d’arrivée situé près du Stadium d’Albi. Le bitume est tavelé. Son rendement pas terrible. On croise des fermes équestres, des fermes porcines, des fermes tout court !
On longe le Tarn qui paraît nous accompagner, nous encourager. La fluidité de l’eau pourrait nous donner un exemple intemporel ! Sentant la fin proche, le cycliste peut mettre la plaque pour rentrer et strier de son passage l’élargissement de la Vallée.
D’un saut, le saut du Sabot, évidemment, il éperonne alors vers Arthès, les Avalats, Saint-Juéry pour rejoindre Albi. Le conquistador s’en retourne sans trésor visible, pourtant il s’est enrichi. Mais nul ne connaît sa conquête, car celle-ci est personnelle.
« L’Albigeoise » est cette quête. La quête de soi.

Albi, le vendredi 16 août 2019

Encore quatre jours pour s’inscrire à L’Albigeoise / Calmejane